Dossier de mise en service ICEDA
BUGEY DOSSIER DE DEMANDE D'AUTORISATION DE MISE EN SERVICE D'ICEDA ICEDA 2.9.3.1 Origine naturelle Les principaux radionucléides naturels rencontrés dans l’environnement ont deux origines : 0 origine cosmique : représentée par les radionucléides issus de l’interaction de la matiere avec les rayonnements d’origine cosmique (neutrons), tels que le tritium (3H), les béryllium 7 et 10 (Be, LOBe), le silicium 32 (328i), le chlore 36 (360i), le sodium 22 (22Na), le p1hosphore 32 ( P). La réaction la plus importante conduit a la formation de carbone 14 ( C) a partir de l'azote atmosphérique, 0 origine tellurique: représentée par les radionucléides présents dans l'écorce terrestre depuis l'origine de la Terre. L'isotope radioactif du potassium 40 (40K) et les radionucléides issus des faggilles radioactives de l’uranium 238 ( U), de l’uranium 235 ( U) et du thorium 232 ( Th) constituent la majeure partie de ce groupe. 2.9.3.2 Origine artificielle De maniere plus ou moins homogene sur l’ensemble du territoire sont détectés des radionucléides issus des retombées atmosphériques des essais aériens d’armes nucléaires (1945 a 1980) ou d’accidents nucléaires (Tchernobyl, 1986). Les radionucléides << artificiels >> mis en évidence sur le territoire francais peuvent également provenir d’lnstallations Nucléaires de Base (INB) comme les Centres Nucléaires de Production d’Electricité (CNPE), les sites de fabrication et de retraitement du combustible, les sites de stockage, les sites militaires mais également les établissements de santé via l’utilisation de radionucléides a des fins médicales ou encore l’industrie des peintures luminescentes. 2.9.3.2. 1 Retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires Les essais nucléaires atmosphériques auxquels ont procédé les grandes puissances militaires (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine) entre 1945 et 1980 constituent le seul apport massif de radionucléides artificiels a l’échelle planétaire et la principale source de radioactivité artificielle dans l’environnement francais. Au total, 543 essais atmosphériques ont été effectués. L’essentiel de la puissance a été libéré entre 1954 et 1958 puis entre 1961 et 1962. A partir de 1961, les essais atmosphériques ont progressivement laissé place aux essais souterrains, constituant une source de contamination moindre pour la biosphere. Le dernier tir atmosphérique a eu lieu en Chine le 16 octobre 1980. La plupart des essais aériens se sont déroulés dans I’Hémisphere Nord. Environ 90 % des radionucléides émis dans l’atmosphere sont retombés dans cet hemisphere. Les particules radioactives émises étaient constituées de produits de fission (strontium 90 (9°Sr), césium 137 (13705), iode 131 (131i), etc.) et de produits d’activation (tritium (3H) et carbone 14 (14C)) créés par l’action du rayonnement neutronique sur les atomes presents dans l’atmosphere. Les radionucléides émetteurs alpha (or) déposés lors des essais militaires (plutonium 238 (238Pu), plutonium 239 et 240 (239+240Pu), américium 241 (241Am)) sont caractérisés par les rapports d’activités suivants : 238Pu/239+24°Pu = 0,03 et 241Am/239+24°Pu = 0,4. Les radionucléides a courte période radioactive ont progressivement disparu (iode 131 ( , cérium 141 (141Ce), ruthénium 103 (1°3Ru), zirconium 95 (95Zr), cérium — praséodyme 144 (144Ce-Pr), ruthénium — rhodium 106 (1°6Ru-Rh)). Actuellement, le césium 137 (13705), le strontium 90 (9°Sr), le carbone 14 (”0), le tritium (3H) et les transuraniens (radionucléides a période longue) persistent toujours dans les matrices environnementales prélevées en France. 131') MARS 2016 Piece 1 : Rapport de sureté Page 83 / 113 Indice A Volume I - Chapitre 2 : Description du site d'implantation
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