Dossier de mise en service ICEDA
BUGEY DOSSIER DE DEMANDE D'AUTORISATION DE MISE EN SERVICE D'ICEDA ICEDA L’objectif de ce chapitre est de presenter l’état radioécologique de l’environnement terrestre et aquatique du Site du Bugey avant la mise en service de l’lCEDA. Les résultats radioécologiques issus du bilan décennal de 1999 et des suivis radioécologiques annuels postérieurs (de 2000 a 2011) servent de base a l’établissement du bilan de la situation radiologique actuelle de l’environnement dans |es § 2.9.4 (écosystéme terrestre) et § 2.9.5 (écosystéme aquatique). 2.9.2 Pourquoi mesurer la radioactivité dans l’environnement ? Les mesures de radioactivité réalisées dans l’environnement par EDF sont destinées : 0 a s’assurer du respect des valeurs limites fixées dans l’arrété d’autorisation de rejets. C’est notamment le cas pour l’activité volumique beta ([3) globale et le tritium (3H) dans l’eau de surface et dans l’air au niveau du sol (station sous |es vents dominants), 0 a s’assurer de l’absence de toute elevation atypique du niveau de radioactivité dans |es écosystémes (fonction de surveillance). Les analyses radiologiques réglementaires sont réalisées sur des échantillons << sentinelles >> importants dans Ie transfert des radionucléides au sein de l’environnement et dans l’exposition de la population. Les analyses portent sur l’herbe, le lait de vache, l’eau de pluie, |es eaux souterraines, |es sediments, |es végétaux aquatiques, |es poissons, |a couche superficielle des terres et |es productions agricoles, 0 a caractériser, Ie plus finement possible, |a radioactivité dans une grande diversité d’échantillons afin d’évaluer dans quelle mesure l’exploitation du site contribue a l’apport de radionucléides dans Ie milieu récepteur. Les radionucléides émetteurs gamma (y) d’origine naturelle (potassium 40 (40K), béryllium 7 (Be), etc.) et d’origine artificielle (césium 134 (13405), césium 137 (13705), cobalt 58 (5800), cobalt 60 (6°00), argent 110 métastable (11°mAg), etc.), |es radionucléides émetteurs beta ([3) (tritium (3H), carbone 14 (14C), strontium 90 (9°Sr), nickel 63 (63Ni), etc.) ainsi que |es radionucléides émetteurs alpha (or) (plutonium 238 (238Pu), plutonium 239+240 (239+240Pu) et américium 241 (241Am)) sont ainsi recherchés, bien que la plupart ne soient pas rejetés par l’installation. Ces prélevements et analyses sont réalisés selon une chronologie établie dans Ie cadre des états de référence initiaux (point zéro), des suivis annuels et des bilans radioécologiques décennaux pour interpreter l’évolution des autres sources de radioactivité au regard des rejets de l’installation. ll est a noter que la performance des outils de mesure utilisés permet d’atteindre des limites de detection tres basses et d’identifier des radionucléides presents a l’état de traces dans l’environnement. 2.9.3 Origine de la radioactivité dans l’environnement L’interprétation des données radioécologiques nécessite de connaitre l’origine des radionucléides susceptibles d’étre rencontrés (cf. Figure 1-2.9.3-a). On distingue deux grandes families : |a premiere, majoritaire, caractérise |es radionucléides d’origine naturelle (cosmique et tellurique) et la seconde, d’origine artificielle, regroupe |es radionucléides produits par des reactions nucléaires de fission ou d’activation. Certains radionucléides comme le carbone 14 (140) et Ie tritium (3H) ont une double origine (naturelle et artificielle). Le Tableau 1-2.9.3-a présente |es caractéristiques (symbole de l’élément, nom, type de transformation et période radioactive) des principaux radionucléides cités dans Ie présent document. MARS 2016 Piece 1 : Rapport de sureté Page 80 / 113 Indice A Volume I - Chapitre 2 : Description du site d'implantation
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=